5 octobre 2009

malheureusement, je dois consolider mes blogs,
 alors merci de vous rendre a http://titillement.blogspot.com

Re-direction

5 octobre 2009

malheureusement, je dois consolider mes blogs,
alors merci de vous rendre a

 http://titillement.blogpost.com

Définir la France en une phrase

12 septembre 2009

Si vous deviez définir la France en une phrase, une définition ou bien alors une anecdote qui en retranscrit l’essence…quelle serait-elle ? 

« Le pays qui a conduit son roi à la guillotine le 14 Juillet 1789 » ?  « Le pays qui fait bruler les voitures de pauvres innocents dans la rue pendant les manifs ou les fêtes » ? 

« Le pays qui a gagné la coupe du monde de foot en 98 en battant le Brésil 3 à 0 » ? 

Pas facile en tous cas. 

Pour Frédéric Beigbeder, la France, c’est « un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. » 

Nous avons partagé mon cousin et moi, une réflexion à ce sujet, réflexion dont cette citation de Beigbeder avait été le point de départ. « Expat » comme moi, mon cousin fait partie de ces gens avec qui je peux parler pendant des heures. 

D’après lui,  » Tout était là». Ce début du dernier roman de  Beigbeder était « la clé de la situation de la France aujourd’hui ». 

Personnellement, je reste convaincue que la France vaut plus qu’un petit pays qui a perdu des guerres et ses colonies. Le symbole de la révolution française, par exemple, est intemporel et le monde associe encore aujourd’hui notre pays à un pays qui a su changer son destin, à un pays dont le peuple s’est soulevé pour aller libérer les prisonniers et se débarrasser de la royauté. 

Le peuple révolutionnaire français est allé jusqu’au bout de sa révolte et, pour reprendre une expression bien franchouillarde, c’est plus facile à dire qu’à faire. Apres, on peut reprocher à tout cela de n’être que violence bien sur, mais la révolution, la vraie, comme disait le Che, passe forcement par des excès. Je reste donc très attachée au symbole de la révolution française. C’est peut-être assez abstrait les symboles mais ca reste, c’est ce dont tout le monde se souvient toujours des siècles plus tard de la Bastille et puis chercher le roi et l’amener à la guillotine reste à mon avis intouchable. 

Ce qui a pu se passer après dans notre histoire ne nuit pas à ce symbole intemporel. On reste un modèle respecté partout en Amérique centrale et Amérique du Sud notamment (à part le Brésil sans doute).. Toute personne qui rêve de révolution dans une certaine mesure est forcement inspirée par la France. Je l’ai vraiment ressenti partout où je suis allée lorsque je disais que j’étais française : en Argentine, au Mexique (surtout dans le Chiapas ou à Oaxaca), à Cuba, bien sur. Je crois que j’en tire vraiment une grande fierté. 

Par ailleurs, diplomatiquement, la France est encore un pays qui a le poids d’un « grand » pays. Le « non » de Chirac aux Nations Unis contre la guerre en Iraq reste d’ailleurs un grand moment de diplomatie française. Franchement ce non a énormément pesé et aujourd’hui encore, je trémule en repensant à la portée symbolique qu’il a eu. J’avais a-do-ré. J’avais même adoré que des gens au fin fond du Texas qui ne savent pas que les frites sont belges a la base avaient cru nous insulter en retirant le « french » de « french fries ». Je trouvais ça. Gé-nial ! 

Apres mon cousin a renchéri en disant qu’il serait plus fier si « au delà de dire non, la France dit oui, lorsque la France est un pays source de propositions et d’actions au niveau mondial. C’est peut-être moins spectaculaire que couper la tête à un roi ou dire non à l’ONU ». Ça, si je devais définir le plus gros problème de la France, ce serait celui-ci : l’esprit critique et « rebelle » indécrottable sans proposer de solutions constructives. Mais j’aurais l’occasion d’y revenir. 

Qu’est-ce qui me titille?

3 septembre 2009

Je me suis souvent demandé quel serait mon angle si je me mettais à maintenir un blog. J’ai toujours su qu’il faudrait que ce soit l’histoire d’une femme franco-américaine sporadiquement en proie au doute quant à son statut, son identité et ses choix de pays et de vie.

Apres de longues réflexions, j’ai repensé, non sans nostalgie, à mes années à l’école, aux dissertations, et au fait qu’on ne rend jamais une copie qui n’a pas de problématique.
Une problématique, c’est quelque chose qui donne matière à débat. Chez Kant, c’est un « jugement dont on admet l’affirmation ou la négation comme simplement possibles ». Pour moi, une problématique, c’est quelque chose qui titille.

Quelque chose qui titille… Alors je me suis posée une question simple: qu’est ce qui me titille le plus?

La réponse c’est qu’il y a plein (trop?) de choses qui me titillent dans la vie. Pour ne citer qu’elles :

Le conflit entre l’absolu et le relatif
L’amour
L’ambiguïté de mon identité culturelle
La politique et les infos (et leur traitement par les media)
Le sens de la vie
Le secteur de la musique et le fait qu’il parte complètement en quenotte et soit en crise
L’industrie de l’édition et le fait que cela soit bouche et en crise
La famille et le rapport à la famille
L’amitié
L’écriture
L’art, la démarche artistique
La mémoire
La loyauté
Mon rapport à mon pays d’accueil (les Etats Unis)
Mon rapport à mon pays natal (la France)

Et c’est là que j’ai pris ma décision: l’angle de mon blog sera mon rapport à la France et aux Etats-Unis.

La France, pays qui garde le quasi monopole de mon cœur et qui m’inspire une fierté inébranlable culturellement, linguistiquement, esthétiquement, et entre autre dans les domaines de l’histoire, de l’écologie, de la littérature, du théâtre.

Et les Etats-Unis, mon pays d’adoption, le pays d’Obama, celui où je vis, le pays de l’espoir, le pays où l’on ne baisse pas les bras, le pays où on ne dit jamais « je ne peux pas », où tout est possible à condition de le vouloir et d’y travailler, pays qui vous ouvre ses portes, vous donne sa chance, pays au sein duquel se côtoient et s’aiment tant de personnes de cultures différentes et dans lequel chaque ethnie apporte sa richesse et son héritage.

Ce que j’aime le plus dans ce choix d’angle, c’est que tous les domaines entrent en ligne de compte dans le rapport de quelqu’un à son (ses?) pays. Ainsi, toutes les autres choses qui me titillent dans la vie participent forcément au même débat.

Et alors, comme cela arrive dans la vie de tout écrivain (ou personne qui écrit?) je me retrouvai aussitôt après avoir pris cette décision dans un rare moment d’exaltation. Je ressentis l’état jubilatoire de celui ou celle qui vient de trouver son angle. Ce dernier s’impose à vous avec une intensité difficile à retranscrire. C’est ce que l’on ressent lorsque quelque chose vous a comme “choisi”, et que tout à coup, vous vous sentez investi d’une mission qui vous tient tellement à cœur qu’elle vous fait presque l’effet de s’être emparée de vous. Le doute n’est plus possible. C’est comme un immense coup de foudre.

Alors je me lance, dans l’espoir d’échanger avec d’autres sur le sujet, et peut-être aussi de rencontrer des gens qui ont le même « titillement » que moi car je n’en rencontre pas assez dans ma vie à mon goût.